« Stratégies et techniques pour redynamiser une entreprise en difficulté » : c’est le thème au centre du « mercredi de l’entrepreneur » de ce 13 Mars organisé par l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement (ANPGF). L’objectif est non seulement d’amener les opérateurs économiques à améliorer leur profil entrepreneurial, mais aussi de leur permettre de prendre en charge l’évaluation de leurs entreprises et de les aider à mettre en place des mesures correctives idoines.

Les démarches pour la création d’une entreprise respectent les conditions administratives. Aujourd’hui certaines entreprises (formelles ou informelles) connaissent des difficultés et généralement les entrepreneurs estiment, sans diagnostic que les difficultés sont liées au manque de financement.

Mais selon la Directrice générale de l’ANPGF, Mme Naka GNASSINGBE DE Souza, le financement n’est pas la seule panacée au problème des entreprises, et même si le climat des affaires n’est pas favorable, les difficultés de beaucoup d’entreprises sont plutôt liées au manque de compétences techniques ou managériales.

« Notre objectif est d’attirer l’attention des promoteurs sur le fait que les difficultés en entreprise ne sont pas que financières. Elles sont pour la plupart du temps liées soit à l’environnement par ce que la concurrence est là, soit liées à des défauts de gestion ou encore à la mal gouvernance », a déclaré la Directrice.

La session de formation des entrepreneurs a été animée par le Dr. MIDAGBODJI Koami Mawuko, sur les étapes de redressement des entreprises. Elle a permis aux participants d’identifier ensemble les difficultés auxquelles une entreprise est sujette et d’établir un plan de structuration.

Pour venir à bout des objectifs de redynamisation d’une entreprise, « il faut essayer de redéfinir les différents choix stratégiques, en suite remettre en ordre la trésorerie et enfin améliorer la rentabilité de l’entreprise de façon globale », a expliqué le formateur.

Par cette formation, l’ANPGF a donné les outils nécessaires aux opérateurs économiques devant leur permettre de réaliser un diagnostic efficace, de restructurer leurs activités et de relever les défis qui sont les leurs.

En aval, l’ANPGF a projeté un certain nombre de chantiers pour accompagner les entreprises en difficulté.

« Primo nous organisons une formation de 2 à 3 jours pour aller dans le détail et permettre aux participants d’avoir les outils pour conduire un diagnostic d’entreprise. Elle se tiendra à la fin de ce mois de Mars. Secondo, nous avons formalisé des partenariats avec des cabinets qui pourront faire un suivi ex-post à toutes les entreprises qui viendront solliciter notre accompagnement technique. Tertio nous lançons très prochainement deux centres. Le premier est le Centre de renforcement des capacités des PME/PMI, (CRC). Le second est le Centre de Démonstration et de Transfert de Technologies dont le but est de ramener ici au Togo, des technologies qui existent ailleurs et qui peuvent faciliter la vie à nos entreprises. Enfin quarto, nous sommes en train de mettre sur pied une provenderie industrielle pour répondre à la pénurie des produits nécessaires aux aviculteurs et aquaculteurs », a expliqué Mme De SOUZA.

Rappelons que la mission de l’ANPGF est d’assister et d’encadrer les petites et moyennes entreprises ainsi que les micros entreprises des secteurs de production de biens et services en vue de leur promotion et de la facilitation de l’accès au financement de leurs activités.